Pierres à cupules, gravures et néolithique de nos montagnes

Etude des différents types de gravures cruciformes


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    L'art schématique cruciforme


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Croix cupulées à Treves par Les regards du pilat.

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Le questionnement sur les cruciformes

Il y a plus de 130 ans en 1883 dans le dictionnaire Archéologique du 44 lors de la présentation de la pierre de Mèsnicoul à Piriac sur mer, le chercheur A. Martin évoque son sentiment que les cruciformes présentes en grand nombre sur cette pierre et accompagnées de nombreux autres signes. Pour lui ils sont très certainement pré chrétiennes et probablement néolithiques. Les études archéologiques récentes les attribuent plutôt aux XVe ou XVIe siècles. Cette question des croix pré chrétiennes malgré le temps écoulé, et les nombreux débats sur le sujet, reste toujours discutée en France, les exemples ne manquent pas.

Que pouvaient bien signifier pour les hommes des croix à des époques antérieures au christianisme ? La signification la plus acceptée actuellement, pour les cruciformes sur rochers, est la représentation anthropomorphe. Ce signe serait une évolution très particulière de l'orant ce personnage anthropomorphe souvent représenté par des trais avec deux bras, deux jambes, avec ou sans têtes ronde. Cette représentation de l'homme extrêmement simplifiée, apparaît dès le néolithique ancien. L’anthropomorphe cruciforme ne serait dès lors qu'une forme encore plus simplifiée de ce signe, où seul persiste les bras et un trait vertical pour le corps et les jambes réunis en un trait et sans figuration détaillée de la tête, le tout formant un simple cruciforme.

Depuis cette époque les méthodes de recherches ont continuées et bien évoluées, mais le débat entre croix et cruciformes, est toujours aussi intense et non tranché. Ce que l'on sais sur les cravuress c'est qu'il y a plusieurs méthodes : piquetée, rainurée en V ou en U ou encore linéaire, ces méthodes peuvent se cotoyer sur les diférentes zones de gravures, et être réalizées à diférentes époques. Chaque une suivant les symboles utiliseées peut marquée une époque représenttée par des types de motifs et des types de gravures, ces diférentiations ne sont pas simples mais apportent beaucoup dans la connaissance de leurs auteurs. Les dessins eux mêmes sont des marqueurs de civilisations et de territoires, il peuvent couvrir des zones étentues, et en même temps être marqueur de territoires symboliques biens marqués géographiquement et dans le temps. Ils sont comme les poteries, bijoux, méthodes de taille, ... des marqueurs ethniques larges. L'antropomorphe est parmi ces signes shématiques un des plus variant et significatif, ce symbole est un marqueur fort et signifiant dont les variantes géographiques et temporelles sont fortes et bien marquées.

Les antropomorphes se symbolisent plus particulierement à partir du mésolitique, ou des formes particulieres comme les arboriformes sont maintenant identifiés comme anthropomorphes. Ces symboliques extrémes, seront moins marquées ensuite au néolitique et plus identifiables, mais avec des variations fortes et marquées géographiquement et territorialement. Les antropomorphes cruciformes sont probablement un de ces symboles, qui a marqué une zone et une époque. Sa proximité de forme avec la croix chrétienne, elle même un nouveau symbole fort de civilisation qui a persisté dans le temps, a masqué et brouillé longtemps son identification. Ce signe ancestral a probablement facilité l'implantation de ce nouveau message sur nos territoires friands de symboles, il a aussi protégé ces anciens symboles en les assimilants à ce symbole nouveau au point qu'ils ne soient plus reconnus jusqu'à nos jours.



L'orant classique

L'orant classique sous de nombreuses variantes et évolutions est particulièrement présent en Italie, depuis la Sardaigne, jusque dans le nord de l'Italie et un peu en Suisse, il y a une version particulière de cet orant dans la vallée des merveilles où il est très stylisé formé de deux corniformes opposés sans représentation de la tête.

Cet orant classique et ses variantes ne posent pas de problèmes aux archéologues qui le classe du néolithique, à l’âge du bronze suivant les styles et évolutions, contrairement aux signes cruciformes qui sont systématiquement classés eux dans les périodes historiques. Il a bien existé en effet des croix multiples de christianisation dans de nombreux endroits en France et en Italie, mais mettre tous les signes de croix systématiquement dans la même période historique, m’apparaît extrême, au vu des très nombreux exemples qui posent question. Chaque site pris isolément peu prêter au doute et à la controverse, mais la multitude des exemples laisse de moins en moins la place au doute et invitent à des études plus poussée de ces motifs.





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Carte de répartition des différents types d'antropomorphes meso

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La distinction entre croix et cruciforme

Curieusement les orants sont assez peu présents en France, il en existe isolés sur différents sites. Par contre les signes cruciformes sur les pierres sont en France dans certaines régions en grand nombre. Il en existe aussi en Italie où ils sont principalement situé dans le Nord-Ouest, où cohabitent parfois les formes en orant classique et les cruciformes. Cela peut évoquer une zone frontière ou plusieurs styles se mélanges et cohabitent. Plus précisément sur les sites de Traversela en Italie et sur celui du col de la Vanoise en France les deux modes de représentation juxtaposés permettent de mieux comprendre la penser initiale. Au Monte Bracco en Italie il y a des antropomorphes qui sont un mixte cruciforme et orant, le haut des figures est cruciforme et le bas avec deux jambes comme pour les orants. De nombreux indices récoltés sur l'ensemble des sites des Alpes et du Massif central, me laisse penser que l'on a affaire à un ensemble à pensées cohérentes et significatives.

Il ne faut pas céder à la facilité et ranger croix et cruciforme dans une seule et même catégorie seulement sur leur aspects similaires, les deux formes en croix ont excitées, aux périodes historiques et préhistoriques pour des significations très différentes. Il n'y a pas de solution évidente, de multiple cas différents et des mélanges d'époques existes, c'est ce qui rend ce sujet si complexe.

Si ces signes cruciformes sont préhistoriques, leur forme en croix aura eu au moins un avantage, c'est celui de mieux les protégés du vandalisme et des destructions. Leur aspect chrétien leur apportant ainsi involontairement une protection symbolique très forte.

Belle et rare étude sur l'interprétation des cruciformes :

  • Le Mané Lud en images. Interprétations de signes gravés sur les parois de la tombe à couloir néolithique de Locmariaquer (Morbihan).
  • Exemple sur une pierre en Suisse de superposition d'époque, du néolitique, de l'age du bronze, du fer, du moyen age avec la triple enceinte, jusqu'au XIX eme siècle, dificile de faire le trie.




  • Le problème majeur est d'arriver à bien distinguer les signes chrétiens des signes préchrétiens. Les outils utilisés n'étaient pas les mêmes, la technique de gravage et les styles sont différents et l'intention d'usage aussi. Les gravures réalisées à l'aide d'outils métalliques en fer ne laisse pas les mêmes traces que ceux en pierre, les gravures historiques ont tendance à être plus fines et plus droites, la croix chrétienne est contrainte à une rectitude, et à une perpendicularité, que n'a pas nécéssairement le cruciforme.

  • Analyses différentiantes des types de traits.


  • Autre distinction possible dans certains cas le fait d'une grande liberté dans l'ajout de motifs complémentaires doubles jambes, signes sexués, autres traits. L'usure du temps a fait son œuvre et les différentier demandes des études plus poussées. La cohabitation cohérente de signes préhistoriques et de cruciformes quand il y a une même facture et intention sont des indices aussi de différentiation. Les styles locaux permettre d'étendre à une zone plus large la période de réalisation et de mieux comprendre les motifs isolés. Les gravures de cruciformes préhistoriques ont des styles particuliers et des variantes régionales ou évolutives, il y a une certaine signification, même si elle ne nous est pas connue, que l'on peut reconnaître. L'action de christianisation parfois cherche à masquer les signes anciens, des études de chronologie des étapes de réalisations sont à mener. Il y a pour les sites célèbres en Bretagne et au mont Bégot une débauches de moyens techniques et d'études, sans commune mesure avec les sites rupestres cruciformes et à cupules qui eux sont négligés étant bien souvent catalogués d'avance.

    Une étude très détaillée a été réalisée en 2015 sur les pierre gravées De Piriac sur Mer, c'est un travail remarquable. Sa conclusion très bien argumentée date les gravures de croix de ces sites de la période historique, malgré cela, il n'y a pas de preuves réellement scientifiques, elle repose seulement sur des comparaisons et interprétations. Il faut dire que pour ce cas précis peut d'éléments différenciants sont présents et le doute même si il est faible, il reste possible.

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    La zone la plus dense et cohérente de représentations cruciformes probablement préhistoriques, couvre le nord des Alpes françaises et italiennes, le sud du massif central et une partie de l'ouest des Pyrénées, sur ces zones on est généralement en moyenne montagne entre 400 et 2000 m. Il y a aussi quelques exemples en Corse, dans le Jura, en Vendée, au sud de la Bretagne et quelques autres sites isolés plus difficiles à caractériser en Ile de France et en Alsace, mais ces derniers restent plus douteux quant à leur ancienneté à ce stade des recherches.
    On en trouve aussi dans le nord ouest de l'Italie et sur quelques petites zones isolées au Portugal et en Espagne. Il en existe aussi un grand nombre en république de Macédoine.
    Dans les massifs montagneux des Alpes et du Massif central on remarque une certaine proximité entre les cruciformes gravées et les pierres à cupules, dans certains sites on rencontre des cruciformes cupulées en grand nombre, dans d'autres les cruciformes composent avec les cupules et autres motifs. Aucune étude à ma connaissance en France ne porte sur ces cruciformes et sur leur rapport avec les pierres à cupules. Sont-elles réalisées en même temps ou à des périodes successives ou différentes ? Un chercheur Ecossais A. D. Lacaille a publié en 1928 dans le bulletin de la Société Préhistorique de France (volume 25 / n°11 / pages 453 à 463) une intéressante étude intitulée "Les croix aux temps préhistoriques et la cupule pendant le christianisme (en Ecosse)", dans cette étude il essaie de montrer la persistance pendant quelques temps, de l'usage des cupules sur certains monuments chrétiens en Écosse. D'autres études en Italie montrent des exemples de groupe de croix gravée en contexte clairement chrétien que l'on aurait pu prendre, hors contexte, pour des croix beaucoup plus anciennes, ce qui montre la difficulté de ce sujet.

  • Les regards du Pilat, pierres à cupules et gravures cruciformes à Treves.
  • Pierres à cupules et gravures cruciformes du massif du Caroux.


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    Orant cruciforme et classique au col de la Vanoise en Savoie,
    photo Raphaël Excoffier.


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    Orant cruciforme et classique, Traversella (TO) Italie.

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    Ensemble complexe formé de croix, Piota Liscia, Riviera (TI) Suisse.

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    Relevés de gravures en Ile de France présumées mésolitiques, avec forme en partie cruciforme.

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    Gravures en grotte Sud de l'Ile de France présumées pré néolitiques, comportant des formes cruciformes, photo GERSAR.



    Les formes cruciformes antérieures

    J'ai cherché à savoir si les cruciformes existaient déjà au mésolithique, pour un usage représentatif similaire et à ainsi mieux comprendre leur genèse. On peut retrouver pour cette période parmi les dessins anthropomorphes du massif de Fontainebleau et du Sud de l’Ile de France par exemple, un certain nombre de dessins anthropomorphes dont le corps reprend en parti une forme en croix, tous ont une tête et des mains, mais leur corps est bien cruciforme et sans jambes séparées. On est encore loin du schématisme simple que l'on recherche mais on en retrouve les formes de base. Des cruciformes existent, mais leur datation et signification ne sont pas assurées. Cela peut seulement montrer que la forme cruciforme était déjà significative comme une partie de la représentation humaine stylisée.

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    Lors de mes questionnements sur les représentations cruciformes, j'ai cherché à reconnaître certains motifs particuliers, différenciant ou originaux, pour voir si il existait des styles commun dans différentes régions. Trois motifs ont particulièrement retenus mon attention : les cruciformes cupulées, les cruciformes potencées et les cruciformes sur socle :

    - Les cruciformes cupulées sont présentes sur plusieurs sites, dans tous les massifs, les plus courantes sont cupulées sur les 4 extrémités ou sur les 3 du haut, c'est peut-être une technique de finition des extrémités. Certains cruciformes en Italie ont une cupule seulement à la base, dans ce cas précis, cela semble être un différenciant sexuel pour signifier une femme ? cette sexualisation est une caractéristique du néolithique.

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    Croix cupulées en Maurienne Savoie.
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    Croix cupulées à Treves par Les regards du pilat.

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    Pierre de Feissons-sur-Salins avec croix potencées, autres antropomorphes et cupules, en bas a droite une croix récente.

    - Les cruciformes potencées sont les plus particulières, elles sont en très petit nombre mais présentes sur plusieurs sites assez éloignés, Cévennes, Savoie, Piémont. Ce qui pourrait faire penser à de curieuses affinités culturelles entre les Cévennes, la Savoie et le Piémont ? Ce motif existe aussi en période historique, mais tout aussi rare et plus travaillé.

    - Le dernier cas celui des croix sur socle est le plus inattendu, ce dernier motif qui semble très chrétien en apparence. Il bouleverse notre mode de pensée, c'est assez inattendu. On trouve sur plusieurs sites en France et en Italie des croix sur socle gravées dont certaines seulement semblent associées à des motifs préhistoriques. Deux formes de socles sont connues, triangle ou rectangle, les socles les plus courants sont simples et vides. Peuvent-elles pour certaines être préhistoriques ? Cela nous parait peu croyable mais rien ne permet de l'exclure complètement pour quelques cas. Pour comprendre la genèse de ces socles on observe des cas de croix avec un petit triangle socle et d'autres avec deux petits traits non fermés au pied. Le motif du socle au pied des croix reste assez rare. On en connaît de nombreux exemples historiques en Ile de France.

  • Etude des gravures de croix sur socle Duncan Caldwell.
  • datation  datation
    Gravures avec croix sur socle à Tincave Savoie.
    A côté croix sur socle près de l'oratoire du Villard de Montagny Savoie.





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    Croix à Crou en italie, croix simples, croix cupulées, croix à socle.

    Leur signification

    Pour le moment la signification de ces cruciformes et cupules ne nous est pas connue. Ce que l'on pense c'est que les cruciformes sont des anthropomorphes et que certains signes permettent de marquer le sex, il existe aussi des formes distinctives comme les formes cupulées, potencées ou sur socle. Mais rien de plus sur le sens des représentations. Tout est à découvrir dans ce domaine, certaines recherches sur le sens de ces signes donnent des pistes de recherche. Une des pistes de recherche porte sur une protoécriture, la pictographie, proche d'une langue des signes, indépendante des langues, qui auraient eu une signification sous forme de signe gravés ou peints pendant le néolithique reposant sur un substrat plus ancien. Les cupules et gravures antropomorphes en auraient fait parti. Ce n'est qu'une hypothèse mais elle mérite d'être explorée malgré sa complexité apparente. Dans notre monde où icones et tags remplace de plus en plus le language écrit, on comprend mieux l'intéret que pouvait avoir ces signes pour nos ancètres qui devaient pouvoir communiquer entre eux, sans être présent, et avec les esprits dans un monde en cours de mutation ideologique. Le sens de ces conceptes ont disparrus avec le temps, seul les signes gravés ou peints dans des abris éléments plus durables ont résistés à l'usure du temps, et c'est avec ces bribes d'éléments très partiels que nous devons essayer d'interpréter leur sens. Avant l'invention des lettres et des idéogrammes, nos ancètres ont utilisés pendant des siècles voir des millénaires des solutions mémorielles et de transmitions d'informations primitives entre individus, que je qualifierai, d'iconogrammes, de pictogrammes et de symbologrammes. Ce ne sont pas des mots, ce ne sont pas encore des idées qui sont échangés, ce sont des faits. Ici sont des hommes, nous sommes nombreux, nous sommes d'habiles chasseurs, nous sommes très fort, c'est notre territoire de chasse, ces esprits nous protèges, ... D'autres signes à usage interne au groupe, ou réservés à des initiés, sont plus symboliques, ils s'adressen aux esprits et sont bien plus complexes à interpréter. La signalisation de l'époque pour limiter les mauvaises rencontres et avertir l'autre (pictogrammes) ou interpeler l'esprit par des symboles.. D'autres signes sont à usage interne au clan, pour laisser des traces ou des souvenirs à usage interne (symbologrammes) ou pour signifier des étapes de vie. C'est ce genre de pistes entre autres que l'on peut essayer d'explorer. Les hommes n'ont pas attendu l'écriture pour se laisser des messages.

  • Art rupestre base de l'écriture de notre planète.
  • Les signes sémiotiques éléments principaux de la communication préhistorique.
  • Sémantique et sémiotique des arts préhistoriques.
  • DE LA CONSTRUCTION DU SENS SANS LE TRUCHEMENT DU LANGUAGE.
  • De l'invention de l'écriture à la lecture d'Uruk au cerveau humain.


  • Pas des preuves seulement des pistes de recherche

    Ces différents exemples ne sont pas des preuves archéologiques, ce ne sont que des observations, et un ensemble de pistes de recherches, qu'y il me semble mériteraient d'aboutir à des études plus poussées et professionnelles. Le sens et le langage de ces cruciformes ont beaucoup à nous apprendre sur leurs auteurs et sur le contexte, quel qu'en soit la période, et pour cela il faut mieux différentier les croix historiques, des plus anciennes si il en a. Le passé est souvent plus complexe et surprenant qu'on peut l'imaginer, rien n'est simple ni facile à comprendre. Il nous faut mieux étudier ces phénomènes hors de tout dogmatisme. Le manque d'études sérieuses laissant le champ libre à toutes les interprétations. Cela ne va pas de soi, tout pourrait nous porter à ne pas les voir et le croire, il faut parfois passer au-delà de l'évidence, quand un nouveau regard la change.
    Il est dificile pour des occidentaux à l'esprit formaté par une éducation judéo chrétienne de faire abstraction de ses conceptes mentaux qui nous incite à voir dans la croix une representation uniquement historique. Cette solution nous rassure, nous évite une transgression de la pensée majoritaire. Mais la compréhention de la préhistoire doit rester un fait scientifique sans dogmes ou tabou, seule une étude des techniques, des traces, des éléments matériels, doit nous apporter la réponse à nos intérogations, et à ce jour malgré de nombreuses recherches rien ne permet de tranché avec assez de certitudes. Il nous faut continuer les recherches avec encore plus de moyens et avec de nouvelles approches complémentaires, pour avancer vers la compréhention de ces gravures. Rien n'est prouvé à ce jour, on reste sur des hypothèses et des conjectures. Toutes conclusions sans plus d'élément tangibles ne peut être que superflue.

    Vous trouverez d'autres exemples en image et des références bibliographiques sur ces pages

  • Les gravures cruciformes.
  • Comparaison des types de cruciformes.

  • Ce qui ressort de nos constatations, c'est de les anthropomorphes, sont des marqueurs éthniques forts, d'une culture à l'autre, d'une époque à l'autre, leurs types de représentations sont extrèmenent différents. Ils sont donc des marqueurs qui nous permettent de délimiter des cultures et croyances, ce que certain caractérise par géographie sociale, comme les styles de poteries, les tailles de la pierre ou les bijoux. Les styles d'abstractions des anthropomorphes du monde sont multiples et parfois dificile à reconnaitre, comme les antropomorphes arboriformes du mésolithique, ou des formes en cercle, en boucles, en croix, ... Il semble que l'évolution des cultures humaines passent souvent par un stade à dessins antropomorphes, on en rencontre sur tous les continents, à différentes époques, c'est un stade que l'on retrouve chez les chasseurs cueilleurs évolués et au début des stades néolithiques. Ce stade disparaissent dans les cultures plus évoluées.

    Autre constatation le signe est très lié au support et au type de représentation, ce cruciforme se retrouve essenciellement sur les gravures, il est moins présent voir extrèmement rare en peinture dans les abris, dans le statuaire, et sur les céramiques. Le cruciforme est par contre le plus souvent associé au cupules, qui elles sont beaucoup plus répendues et dépassent largement sa zone de répartition.

    


    Création 2016, mis à jour le 02/11/2017